Danse sociale
En résumé...
À notre époque il semble que les danses de couple (danses sociales) ont toujours existé. Nos parents dansaient, nos grands parents dansaient et l'on voit des document historiques décrire des scènes de bal. Cependant, cette manière de danser est somme toute très récente si l'on considère que la grande majorité des danses que nous pratiquons est née durant le 20e siècle. Les danses évoluent en permanence et des échanges se font entre certaines danses contemporaines. Au delà de l'effet de mode, des danses savent pourtant remporter l'approbation des danseurs durant des années et des années, tout comme d'autres s'endorment quelques années pour renaître plus fort ensuite.
Origines
La danse a depuis longtemps accompagné l'homme dans les différents événements qui parsèment sa vie : naissance, mariage, décès, récoltes, etc. Ces danses ne nécessitent pas de contact physique, un peu comme dans le cas des animaux (la parade amoureuse en est un bel exemple). Les danses tribales pratiquées à ces occasions sont à l'origine de toutes les formes de danse que nous connaissons aujourd'hui. Qu'elles soient en groupe, solitaires ou en couple, de style modern jazz, contemporaine ou classique, ou encore latines, européennes ou folkloriques les danses des hommes remontent à des années en arrière. Cependant l'arrivée des danses avec contact est plutôt récente.
Évolution
Au 17e siècle arrivent des danses imitant l'allure majestueuse de certains animaux. Par exemple, la pavane est une danse issue de la marche du paon. L'évolution de ces danses les mènent hors du champ des animaux : les contredanses en Angleterre (littéralement "country dances"), le menuet (dû à Beauchamps au 17e), les quadrilles, etc.
Aux Etats-Unis, les danses de bal n'apparaissent pas avant le 19e siècle. Le mélange des cultures africaines et européennes ont amené à danser sur le contretemps (2, 4) à la place du temps (1, 3). Citons le cake-walk, le turkey trot, etc.
En Europe, le 19e siècle voit apparaître la valse, qui est à l'époque très critiquée. Puis arrive la polka, puis au début du 20e siècle le tango. Dans les années 1920, les danses américaines se diversifient et on danse le charleston, le foxtrot, le lindy-hop et dans les années 30 le balboa s'y ajoute.
Le 20e siècle est réellement le siècle de la danse en couple (le 21e est d'ailleurs bien parti pour continuer dans cet esprit...). Beaucoup des danses de couple que nous pratiquons sont apparues au 20e siècle. Citons le paso-doble dans les années 20, la valse musette et la java dans les années 30, la rumba, la samba dans l'entre-deux guerres. Le be-bop fait rage à Paris à la libération de 1945 de même que le mambo fait son apparition en France, suivi par le cha-cha. Les années yé-yé voient naître le rock'n'roll et les danses ponctuelles des années 60 (madison, twist, etc.) sont très nombreuses.
Nous voyons ces dernières années une mondialisation des danses ainsi que le retour des danses "anciennes" comme le lindy-hop ou le tango (surtout argentin).
Le
FOX-TROT, le SLOW-FOX et le QUICKSTEP
En résumé...
On entend peu parler du fox-trot de nos jours.
Cependant, cette danse est toujours pratiquée ne serait-ce que par
l'intermédiaire de ses variantes de compétition : le slow-fox et le
quickstep. On peut d'ailleurs voir Fred Astaire pratiquer le fox-trot/quickstep
(dont ont dit que c'était sa danse favorite) dans certains de ses films
entre deux pas de claquettes.
Origines
Deux versions relatives à l'origine du fox-trot
coexistent, bien que la seconde semble être la plus répandue. Pour
certains, le fox-trot (littéralement "pas du renard") ferait
partie de ces danses "animales" du début du XXe siècle au
même titre que le turkey-trot (le "pas de la dinde")
qui se dansaient sur du ragtime (issu du jazz). Pour d'autres, ce serait
Harry Fox, un comédien burlesque, qui aurait donné son nom en 1914
à une danse qu'il aurait créée pour animer l'entracte au New-York
Theatre sur fond de musique ragtime.
Le rythme entraînant de la musique et les pas simples ont entraîné
la diffusion du fox-trot en Europe à partir de 1915, non sans un petit
détour par Londres où des professeurs de danse recodifièrent les
pas en éliminant les gestes un peu trop "suggestifs" ou exubérants
et en s'inspirant fortement de la valse anglaise.
Évolution
Le fox-trot (aussi appelé le "fox")
devient la danse la plus présente dans les bals parisiens dans l'entre-deux
guerres à côté de la valse et la polka. Il s'agit d'une danse où
les couples progressent autour de la piste en formant des "W"
le long de la ligne de danse.
Dès 1916, le fox-trot (qui se dansait sur des vitesses médiums) fut
adapté à des rythmes plus lents et forma ainsi les bases du slow-fox,
abréviation de "slow-fox-trot".
À partir de 1920, quelques fox-trots furent dansés sur des rythmes
rapides pour suivre les musiques qui existaient alors. Ceci a donné
une danse adaptée à la vitesse : le quickstep (de "quick" = rapide
et "step" = pas). L'influence du charleston se manifesta dans
le quickstep par l'ajout de petits sauts caractéristiques de cette
danse.
De nos jours, seules les deux évolutions du fox-trot (slow-fox et quickstep)
subsistent au sein des compétitions de danse sportive où elles font
partie des danses standard.
Musique
et tempo
Le fox-trot et ses
évolutions se dansent sur un rythme musical 4/4 voire 2/4. En général,
on danse le fox-trot de 32 à 46 MPM, le slow-fox de 29 à 32 MPM et
le quickstep de 54 à 56 MPM. De nombreux morceaux existent pour danser
le fox-trot, en particulier on pourra citer "Tea for two"
ou "Broadway melody".
Le
TANGO
En résumé...
Danse de la passion et de la mélancolie à
la fois, le tango dans ses multiples courants donne l'image d'un jeu
incessant entre les partenaires. Le courant argentin gagne de nos jours
de plus en plus en popularité et propage de ce fait une image du tango
qui n'a pas toujours été telle... Le tango attire par son mystère
et la passion dévorante qui règne entre les danseurs au point qu'on
ne sait plus s'il s'aiment ou s'il se détestent dans un tourbillon
de mélancolie que le bandonéon participe à créer.
Origines
À la fin du 19e siècle, de nombreux immigrants
débarquèrent en Argentine principalement en provenance d'Italie et
d'Espagne et se mêlèrent à la population autochtone. Ainsi, divers
styles de musiques (et leurs danses associées) de sont mélangées
pour donner le tango Argentin : habanera cubaine, contradanza espagnole,
candombé africaine, mais surtout la milonga argentine.
La plupart des immigrants vers l'Argentine étaient de jeunes hommes
qui eurent vite fait de dépasser en nombre les jeunes filles. Il leur
apparut nécessaire de devenir de bons danseurs pour gagner les faveurs
des filles et en particulier dans des établissements où il était
possible de louer la compagnie des serveuses pour danser... ou plus
dans certains cas. C'est ainsi que la danse tango naquit et évolua
selon les échanges de techniques de guidage et de figures que les hommes
réalisaient en l'absence d'école de danse.
Évolution
L'âge d'or du tango se situe dans les années
1920 des États-Unis jusqu'en Europe. Après un déclin dans les années
50 (même en Argentine), le renouveau eut lieu dans les années 80 grâce
à des spectacles et tournées mondiales de troupes spécialisés.
Le tango (dit "musette") que l'on danse à Paris dans les
années 1920-30 n'est plus caractérisé par l'omniprésence un peu
macho de la domination du danseur et ne ressemble donc que peu au tango
original d'Argentine. Alors que le tango argentin n'est essentiellement
composé que de figures, le tango musette se danse autour de la piste
avec très peu de figures. On retrouve bien souvent une différence
également dans la musique qui, dans le tango argentin, est plutôt
mélancolique, alors qu'en musette, elle revêt des aspects plus sautillants.
En compétition de danse sportive, le tango (style international) a
été classé parmi les danses standard malgré les origines que nous
avons évoqué plus haut. Ce type de tango est une danse progressive,
comme la valse, où le couple danse sur des jambes légèrement fléchies
et sans élévations.
Musique
et tempo
En compétition, le tango se danse aux alentours
de 32 MPM. Les orchestres de tango ne possèdent habituellement ni percussions,
ni cuivres, ce qui confère un style particulier à cette danse.
Il existe de nombreux morceaux connus de tango. "La cumparsita"
est sûrement le morceau le plus connu en France.
La
VALSE LENTE (valse anglaise)
En résumé...
Autant la valse viennoise est-elle très connue
et se danse-t-elle sur des rythmes rapides, autant la valse anglaise
est-elle mois connue et se danse-t-elle sur des rythmes lents (et bien
souvent plus romantiques). Au-delà de ces différences, la valse anglaise
est techniquement plus complexe et plus riche en figures que les autres
valses et nécessite un travail semblable à celui qui est nécessaire
pour pratiquer le quickstep.
Origines
La valse viennoise est née au XVIIIe siècle
et Les Strauss participèrent grandement par leurs compositions à la
diffusion de la valse à la manière viennoise en Europe. Or, durant
le même temps un autre type de valse se dansait et remporta un grand
succès en Angleterre d'ou son nom de valse anglaise. Cette valse se
dansait sur deux temps et n'était au départ qu'une évolution de la
valse viennoise "classique" sur trois temps en remplaçant
le deuxième temps par une pause. Cette manière de danser la valse
se diffusa en Europe durant la seconde guerre mondiale grâce à une
nouvelle génération de danseurs recherchant une façon plus naturelle
et stylisée de danser la valse.
Évolution
Cette évolution se réalisa à une époque
où le Boston, venu des États-Unis et qui se danse sur trois temps
comme la valse, était très populaire.
Aujourd'hui la valse lente (dite aussi "anglaise") se danse
sur des rythmes lents (moitié moins rapides que la viennoise) et a
récupéré son troisième mouvement par rapport à la musique (on ne
la danse plus guère dans sa version originale à deux temps). En 1921,
les Anglais ont standardisé cette valse qui, contrairement à la valse
viennoise ou la valse musette, est riche en figures qui ont été incorporées
au fil des années. C'est une danse à l'allure majestueuse et dont
le côté romantique est accentué par la lenteur de la musique.
En compétition de danse sportive, la valse lente est classée parmi
les cinq danses standard à côté de la valse viennoise.
Musique
et tempo
La valse anglaise
se danse sur un rythme musical lent 3/4 : 28 à 32 MPM en général
(la moyenne se situant aux alentours de 30 MPM).
De nombreux morceaux romantiques ont été composés ces dernières
années en valse lente, spécialement certains morceaux tirés de bandes
originales de films ("It is you" de Dana Glover dans la BO
de Shrek, par exemple). De grands classiques sont également des valses
lentes : "Les amoureux des bancs publics" de Brassens, "Like
a candle in the wind" d'Elton John, sans oublier l'éternel "Un
jour mon prince viendra" de la BO du Blanche-Neige et les sept
nains de Walt Disney ! Le choix est large...
La
VALSE VIENNOISE
En résumé...
Qui n'a jamais été séduit par l'élégance
et le charme des bals de la noblesse autrichienne par l'entremise de
films comme "Sissi Impératrice" ? Le danseurs tournaient
à l'unisson sur les notes que jouaient les musiciens d'un orchestre
que nous qualifierions aujourd'hui de "classique". Les belles
robes et le cadre somptueux des palais de cette époque (XIXe siècle) diffèrent cependant de l'origine folklorique de la valse viennoise
qui y était dansée.
Origines
En effet, les origines
de la valse viennoise sont l'objet d'un désaccord entre les Allemands,
les Autrichiens et les Français. Les premiers penchent pour une évolution
des danses populaires comme la Nachtanz, les derniers penchent pour
une évolution de la volte provençale. Quoiqu'il en soit, d'aucuns
pensent que cette manière de danser correspond à une évolution naturelle
due à la culture européenne dans son ensemble.
Évolution
La valse viennoise, qui contient dans son nom
celui de la ville de Vienne en Autriche, permettait aux jeunes gens
de bonne famille de flirter avec l'aval de la société et donc de nouer
des liens avec le sexe opposé en toute quiétude. Il est à noter que
les partenaires étaient plus distants l'un de l'autre que ne le sont
les danseurs de valse viennoise d'aujourd'hui. Ceci autorisait des regards
complices et des discussions entre partenaires... qui n'auraient pas
pu se faire en dehors de la salle de bal.
La valse viennoise fit son entrée
en France en 1780 (la reine était autrichienne...) et n'acquit son
caractère chorégraphique définitif que vers 1820. C'est à partir
de cette date qu'elle connut un essor important jusqu'au début du XXe siècle au point d'éclipser toutes les autres danses. C'est à l'époque
de la première guerre mondiale que la valse viennoise a connu son déclin
comme symbole de la fin d'une époque faste en Europe.
De nos jours, la valse viennoise est
enseignée dans les écoles de danse et est la danse par excellence
pour l'ouverture d'un bal de mariage accompagnée du protocole adéquat
de présentation de la mariée aux invités par le marié. De part son
caractère de progression rapide autour de la piste et sur la ligne
de danse, il est difficile de danser la valse viennoise dans une soirée
bondée, ce qui explique que les morceaux de valse musette soient plus
souvent choisis... La valse viennoise est aussi l'une des cinq danses
standard de danse sportive. On retrouve d'ailleurs lors des compétitions
les éléments des bals de la noblesse d'antan : belles robes, beau
parquet, mouvements d'ensemble élégants, etc.
Musique
et tempo
La valse viennoise
se danse sur un rythme musical médium à rapide 3/4 : 44 à 64 MPM
en général (l'idéal se situant aux alentours de 56-60 MPM).
Des compositeurs viennois sont à l'origine
des valses viennoises les plus connues. Il s'agit des Strauss (père
et fils), on leur doit "Le Beau Danube Bleu", "Aimer,
boire et chanter" ou encore "La valse de l'Empereur".
Plus récemment, une publicité a fait redécouvrir la valse de la "jazz
suite" de Dimitri Chostakovitch qui a ensuite été reprise par
André Rieu et son orchestre.
Rumba
On dit fréquemment que le rumba est
la danse de l'amour... Les lents mouvements que les danseurs effectuent
confèrent à cette danse une sensualité particulière qui ne laisse
pas indifférent. L'évolution du couple de danseurs est à rapprocher
d'une parade nuptiale du monde animal : la femme aguiche l'homme avant
de se dérober au dernier moment tandis que l'homme tente de la séduire
en essayant de garder le contrôle...
Origines
La rumba prend ses origines dans les danses
populaires de l'île de Cuba comme la hanabera ou la guajira, dont on
peut avoir un aperçu à travers le titre connu "Guantanamera".
Il apparaît que le verbe danser se dit "rumbiar" dans la
tradition cubaine ; ce mot fait référence également par extension
à un bal ou toute fête dansante.
Évolution
La première version de la rumba, à la fin
des années 1920, est connue sous le nom "rumba-boléro".
C'est une rumba lente, que les partenaires la dansaient alors très
proches l'un de l'autre, un peu comme le slow moderne que nous connaissons.
La forme actuelle de la rumba, la "rumba
cubaine", fit son apparition à la fin des années 40, développée
en parallèle par des professeurs de danse aux États-Unis et en Angleterre.
Les partenaires sont alors plus distants l'un de l'autre que dans la
forme initiale de la danse, ce qui permet d'intercaler des phases dynamiques
parmi la succession de gestes langoureux. La codification définitive
de la danse fut réalisée en 1947, à Milan lors d'un rassemblement
international de professeurs de danse.
De nos jours, la rumba dansée en compétition
de danse sportive n'a pas grand chose à voir avec ses origines (hormis
la musique), mais elle garde son statut de danse "fondamentale"
par rapport aux autres danses latines qui en tirent leurs racines.
Musique
et tempo
La rumba se danse sur un rythme musical lent
4/4 : 26 à 34 MPM en général (28-31 MPM en compétition). Des orchestres
célèbres comme celui de Xavier Cugat (surnommé "le roi de la
rumba") ou Perez Prado ont participé à la diffusion de la rumba
dans les années 30 sur le continent américain.
Plus récemment, de nombreux slows
ont pu être réarrangés/réorchestrés pour se conformer au rythme
de la rumba. Citons par exemple, "Belle" de la comédie musicale
"Notre-Dame de Paris" ou encore le titre phare du film Titanic
"My heart will go on" originellement interprété par Céline
Dion.
Cha-Cha
Si de nombreuses personnes s'intéressent
d'abord à l'apprentissage du rock pour s'amuser en soirée dansante,
le cha-cha apparaît rapidement comme leur seconde danse préférée.
Il s'agit en effet du pendant dynamique et amusant de la rumba, plus
sensuelle. Il est à noter que, comme la rumba, le cha-cha fait partie
des danses latines pratiquées en compétition de danse sportive à
l'échelle internationale.
Origines
Comme il arrive souvent, il faut rechercher
l'origine de la danse cha-cha dans la musique sur laquelle elle se pratique.
Tout débute en 1948, lorsque Enrique Jorrín réorchestre un morceau
populaire mexicain en combinant deux rythmes cubains : le danzón et le montuno. Ce morceau fut enregistré et diffusé plus tard,
en 1953, et il connut un grand succès sous le nom d'Engañadora. Les
danseurs de l'époque repérèrent facilement les trois battements de
bongo rapprochés caractéristiques de cette musique (rythme triple).
Ce rythme de percussion se traduisit en un pas chassé dans la danse.
Ce serait d'ailleurs le bruit des 3 glissements de pieds sur le sol
du pas chassé qui donna le nom à la musique et à la danse : "cha
cha cha", abrégé par la suite en "cha cha". La danse
en elle-même est issue de la rumba et du mambo qui se pratiquaient
déjà depuis plusieurs années. Elle se diffusa très vite du continent
américain vers l'Europe en 1954 en même temps que la musique.
Évolution
Si, en 1955, le cha-cha se dansait à deux,
face à face, dans contact et avec une bonne dose d'improvisation au
"Carrol's" parisien, la danse fut codifiée en tant que danse
de couple avec contact comme la rumba par des professeurs de danse anglais
plus tard. Aujourd'hui, le cha-cha représente réellement une danse
dissociée des autres danses issues du folklore cubain. Pour s'en rendre
compte, il suffit de comparer les différents styles lors des compétitions
de danse sportive. Le cha-cha est toujours dynamique et joyeux, et le
"cha cha cha" du pas chassé permet de réaliser des figures
qui identifient fortement la danse tout en permettant à la cavalière
de se mettre en valeur. Les figures de base sont pourtant très similaires
à celles de la rumba, son aînée.
Il est à noter qu'il existe une version "dancing" du cha-cha
qui s'articule sur un rythme double et dont le pas de base s'effectue
sur un carré. Quoiqu'il en soit, le cha-cha international est de loin
le plus pratiqué en rythme triple.
Musique
et tempo
Le cha-cha se danse
sur un rythme musical lent à médium 4/4 : 32 à 34 MPM en général
. Des personnages célèbres comme Perez Prado, Tito Puente ou Henri
Bellafonte ont participé à la diffusion du cha-cha dans le monde.
Citons les titres le plus connus : "Oye como va", "I
like it liket that", etc.
Plus récemment, des artistes ont sorti
avec succès des titres au rythme "cha cha". Par exemple,
"Joe Le Taxi" de Vanessa Paradis, "Voyage en Italie"
de Lilicub, "Y a qu'les filles qui m'intéressent" de Dany
Brillant ou encore "Corazon Espinado" de Santana.
La SALSA et le MAMBO
En résumé...
La salsa est une danse "à la mode" en ce moment. L'engouement pour cette danse n'est pas le fait du hasard car la salsa fait partie de ces danses qui font bouger et dont l'origine latino rappelle tout de suite le soleil des pays d'où elle tire ses origine, dont Cuba. De plus en plus nombreuses personnes se mettent à la salsa du fait de l'aspect non académique de cette danse : pas de ligne de danse (sauf en salsa dite "on 2"), on joue avec son partenaire comme en rock et en plus la musique est dotée d'un rythmique riche. Les mouvements de la salsa n'ont pas été inventés ou standardisés par des professionnels de la danse comme l'ont été la rumba ou la cha-cha. Par conséquent, il existe plusieurs courants (incluant le mambo) qui se mêlent sur les pistes de danse.
Origines
La musique salsa prend ses origines dans le son (prononcer "sonne") cubain qui correspond à une musique apparue après la guerre d'indépendance de Cuba. Le son lui-même est fortement influencé par la culture des Caraïbes et de l'Afrique de l'ouest d'où sont issues de nombreuses familles cubaines. La domination de ce style de musique se prolongera jusque dans les années 1920. C'est déjà de la salsa qui est jouée mais le nom "salsa" n'est pas encore utilisé. Côté danse, les danseurs bougeaient les uns autour des autres en se touchant à peine et réalisaient de nombreux tours sans tous les sens un peu comme des hésitations mêlées à l'exaltation d'un premier flirt amoureux...
Évolution
D'aucuns pensent que le mot salsa est une contraction issue du titre "Echale Salsita" qu'Ignacio Piñeiro créa en 1928. Mais d'autres sont d'avis qu'il est inexact de parler du terme "salsa" avant les années 70 (voir plus loin). Par la suite, des musiciens firent référence à "salsa" comme un terme désignant leur musique. Néanmoins, ce terme ne fut pas très diffusé pendant des années et on parlait plutôt de "musique latino". Cette musique était principalement dominée et diffusée par des New-Yorkais faisant partie de la communauté latino composée d'immigrés venant de Puerto Rico, Cuba, Haïti ou encore la République Dominicaine. Dans ce contexte, les rythmes originaux de la salsa subirent les influences du jazz américain, d'où l'introduction d'instruments comme la trompette.
Dans les années 40, des groupes comme celui de Tito Puente contribuent à diffuser la salsa hors de New-York. Dans les années 70, la musique latino d'une manière générale est de moins en moins diffusée et la maison de disques "Fania Records" désire largement promouvoir ses artistes latinos. Elle utilisa donc le mot salsa comme le terme marketing pour identifier ce type de musique. Depuis cette période, le mouvement salsa et passé par une étape plus "romantique" aux rythmes plus lents avant de reprendre dans les années 90 un essor particulièrement lié à la danse salsa qui ne cesse de faire des adeptes.
On rencontre différents courants de danseurs de salsa, les deux essentiels sont d'origine portoricaine et d'origine cubaine respectivement. Et dans un même courant, on trouve encore des variantes (salsa avec le premier pas sur un "1" de la musique ou celle avec le premier pas sur le "2" ou salsa "on 2"). La rueda est aussi une manière de danser la salsa en groupe de danseurs (souvent disposés en cercle).
Musique et tempo
La salsa et le mambo se dansent sur un rythme musical 4/4 : 46 MPM est courant en compétition, mais des morceaux existent en 40 comme en 60 MPM. Des orchestres célèbres comme celui de Tito Puente ou Ray Barretto se sont illustrés dans la composition et l'exécution de morceaux de salsa à partir des années 40. Le mambo est à l'origine une partie d'un morceau de salsa qui est parfois devenu un morceau à part entière.
Plus récemment, se son illustrés des gens comme Compay Secundo ("Buena Vista Social Club") ou Yuri Buonaventura qui a d'ailleurs réalisé le titre "Salsa" pour le film du même nom. La bande originale comporte d'ailleurs de sympathiques morceaux (lents comme rapides).
Mambo
Mambo is a Cuban musical form and dance style. The word mambo (conversation with the gods) is the name of a priestess in Haitian Voodoo, derived from the language of the African slaves who were imported into the Caribbean.
History
The history of modern mambo begins in 1938, when a danzón called "Mambo" was written by Orestes and Cachao López. The song was a danzón, descended from European social dances like the English country dance, French contredanse and Spanish contradanza, but it used rhythms derived from African folk music. The contradanza had arrived in Cuba in the 18th century, where it became known as danza and grew very popular. The arrival of black Haitians later that century changed the face of contradanza, adding a syncopation called cinquillo (which is also found in another contradanza-derivative, Argentine tango).
By the end of the 19th century, contradanza had grown lively and energetic, unlike its European counterpart, and was then known as danzón. The 1877 song "Las alturas de Simpson" was one of many tunes that created a wave of popularity for danzón. One part of the danzón was a coda which became improvised overtime. The bands then were brass (orquestra tipica), but was followed by smaller groups called charangas.
The most influential charanga was that of Antonio Arcano, who flourished in the late 1930s. It was Arcano's cellist, Orestes Lopez, whose "Mambo" was the first modern song of the genre. His brother, bassist and composer Cachao López, is often described as "the inventor of the mambo".
In the late 1940s, a musician named Perez Prado came up with the dance for the mambo and became the first person to market his music as "mambo". After Havana, Prado moved his music to Mexico, and then New York City. Along the way, his style became increasingly homogenized in order to appeal to mainstream American listeners.
Following in the footsteps of Prado came a wave of mambo musicians, such as Enrique Jorrín. Some experimented with new techniques, such as faster beats and the use of side steps in the dance; this latter innovation formed the foundation of chachachá, and was the result of Jorrin's experimentation. Chachachá was very pop-oriented, especially after Arthur Murray further simplified the dance. Mambo remained popular throughout the United States and Cuba until the 1960s, when a combination of boogaloo and pachanga (both modified forms of mambo) were created.
Some of New York's biggest mambo dancers and bands of the 50s included Augie & Margo Michael Terrace& Elita Carmen Cruz & Gene Ortiz Larry Selon Vera Rodriguez, Mambo Aces, Killer Joe Piro, Paulito and Lilon, Louie Maquina, Pedro Aguilar ("Cuban Pete"), Machito, Tito Puente, Tito Rodriguez and Jose Curbelo.
By the mid-1950s mambo mania had reached fever pitch. In New York the mambo was played in a high-strung, sophisticated way that had the Palladium Ballroom, the famous Broadway dance-hall, jumping. The Ballroom soon proclaimed itself the "temple of mambo," for the city's best dancers--the Mambo Aces, "Killer Joe" Piro, Augie and Margo Rodriguez, Paulito and Lilon, Louie Maquina and Cuban Pete--gave mambo demonstrations there and made a reputation for their expressive use of arms, legs, head and hands. Augie and Margo became the highest paid dance duo in the world and still dance in Las Vegas 50 years later (2006).
There was fierce rivalry between bands. The bands of Machito, Tito Puente, Tito Rodriguez and Jose Curbelo delighted habitués such as Duke Ellington, Bob Hope, Marlon Brando, Lena Horne and Afro-Cuban jazz pioneer Dizzy Gillespie. The shows were popular with Afro-Americans, Puerto Ricans, Cubans, Upper East-Side WASPs and Jews and Italians from Brooklyn. Class and color melted away in the incandescent rhythm of the music. Even jazz musicians such as Erroll Garner, Charlie Parker, Sonny Rollins and Sonny Stitt fell under the mambo's charm, as can be heard on the many Latin recordings they made in the 1950s.
In 1954 the cha-cha-cha, a kind of mambo created by the Cuban violinist Enrique Jorrín, a member of the Orquesta America Charanga, swept through Havana and New York. Easier to dance than the mambo, with a squarish beat and a characteristic hiccup on the third beat, it spread to Europe, before being dethroned in the early 1960s by the pachanga and then the boogaloo.
Mambo returned to prominence in the 1995 when Guinness used Perez Prado's track Guaglione in an advertising campaign featuring the dancing of Dublin actor Joe McKinney. The song was released as a single and reached number 2 in the UK charts. In 1999, Lou Bega released a cover version of Mambo No. 5, another Prado original, which became a hit across Europe.
Samba
Danse nationale du Brésil, la samba
fait immanquablement penser au carnaval de Rio de Janeiro. Son rythme
marqué et enlevé fait de cette danse un classique des fêtes exotiques
d'autant plus que des styles variés de musiques ont été composées
afin d'être dansé en samba. Pour autant il n'existe pas qu'une seule
samba dans le monde : la samba qui est pratiquée en Europe n'est pas
forcément celle qui est dansée au Brésil ou en Argentine...
Origines
La musique samba est fortement bâtie autour
des percussions que les esclaves africains ont apporté avec eux au
Brésil. L'effet hypnotique de ces rythmes d'influences africaine, portugaise
et locale ainsi créés a entraîné l'exécution pieds nus d'une nouvelle
danse ("semba").
Lors du carnaval, les danseurs de samba sont vêtus de costumes imposants
qui empêchent la plupart des mouvements sauf ceux des pieds. Ainsi
la samba de Rio, dansée en solo, est-elle très différente de la samba
de couple internationale. La rythmique de base est "vite vite lent
et" est gestuée en trois pas et un petit lever de genou. L'ensemble
est très déhanché, surtout pour les filles.
Évolution
C'est la danse en couple nommée maxixe,
de la même famille que la samba, qui fut le prélude à la diffusion
de cette dernière hors du Brésil au début du XXe siècle. Arrivée
en France en 1924, la samba se dansait d'une manière plutôt raide
et s'inclinant en avant et en arrière alternativement. Après une période
moins intense la samba connut un regain de popularité dans la fin des
années 1930 et les années 40 particulièrement grâce au cinéma et
de films comme "Flying to Rio" ou "Carioca" où
jouent Ginger Rogers et Fred Astaire.
Peu à peu la variante internationale de la samba prit forme et fut
standardisée pour les compétitions de danses sportives latines. La
samba internationale se danse autour de la piste sur une rythmique "lent
vite lent" (3/4 de temps, 1/4, 1). On y repère quelques figures
caractéristiques comme les "bota fogos" ou le "roll".
Notons pour mémoire l'existence d'une variante "bal" de la
samba qui ne comporte pas de déplacement autour de la piste (danse
non progressive) et beaucoup plus pauvre en figures que la samba de
compétition.
Musique
et tempo
La samba se danse
sur un rythme musical rapide 2/4 (parfois 4/4) : 50 à 60 MPM en général.
Depuis la première samba internationalement connue ("Pelo Telefono")
de Ernesto Dos Santos (dit Donga), le rythme de la samba a servi de
base à de nombreuses compositions. Parmi les plus récentes, nous comptons
"Ma fiancée, elle est partie" de Dany Brillant, "Maghalena"
par Sergio Mendez ou "Mi chico Latino" chanté par Geri Halliwell,
etc.
Il est à noter que, musicalement, la fusion de la samba et du jazz
à la fin des années 1950 donna naissance à la bossa-nova.
Swing
Le JITTERBUG, le BE-BOP, le BOOGIE-WOOGIE et le JIVE
En résumé...
Si la danse swing par excellence est le lindy hop, il en est d'autres, souvent issues du lindy hop des années 20, qui marquent l'histoire du swing jusqu'au rock actuel. Jitterbug, be-bop, boogie-woogie ou encore jive, toutes peuvent se danser sur de la musique jazz/swing. Chacune de ces danses a ses spécificités et a même parfois son style de musique de prédilection...
Le JITTERBUG
Le terme jitterbug date d'à peu près la même époque que le lindy hop (années 30). Littéralement, on peut traduite ce mot par "la tremblote de l'insecte" ; ce qui en dit long sur l'allure générale de la danse. En fait, ce terme faisait référence au départ à une manière rapide de danser le lindy hop sur des tempos particulièrement élevés. C'est sous cette dénomination que l'on parlait aussi de la manière imparfaite qu'avaient les blancs d'interpréter le lindy hop créé par les noirs.
On entend de temps en temps le terme "jit" (diminutif de jitterbug) pour qualifier du rock 6 temps au pas marché et rapide.
Le BE-BOP
Le be-bop (ou "bop") correspond à la danse swing pratiquée dans les caves de St-Germain-des-Prés (Paris) après la seconde guerre mondiale et jusque dans les années 50. On appelait ces danseurs de be-bop les "rats de cave". L'évolution de la danse fit que le rock succéda au be-bop en France dans les années 50.
Il semble y avoir différents courants de be-bop dont 3 essentiels : parisien (celui de St-Germain et le plus connu), marseillais (se danse sur des tempos plutôt rapides et avec des pas simplifiés) et lyonnais (avec un pas systématiquement "sautillé"). On reconnaît quelques figures caractéristiques comme le tap-tap où chaque partenaire fait semblant de percuter l'épaule de l'autre deux fois. Le be-bop se danse sur 6 temps avec ou sans acrobaties (basses) selon le style désiré. Le be-bop où l'on exécute des petites acrobaties est également appelé acro be-bop.
Le BOOGIE-WOOGIE
L'un des courants émergeant à la suite de l'âge d'or du lindy hop s'est petit à petit identifié comme le boogie-woogie. Le terme "boogie-woogie" est à la fois le nom d'une danse et celui d'un style de musique jazz au rythme particulier bien souvent marqué au piano. Le mot "boogie" a été utilisé par référence au bruit du train (qui possède des boogies...) sur ses rails et censé être reproduit dans cette rythmique bien souvent identifiée par la batterie ("tatac tatoum tatac tatoum...").
Il existe aujourd'hui deux types de boogie-woogie : à 6 temps (comme le rock, avec un pas "sautillé") ou à 8 temps (comme le lindy hop, avec une allure twistée et dans le sol). Cette danse est très pratiquée dans des pays européens comme l'Allemagne.
Le JIVE
Même si le mot "jive" a été un terme générique pour indiquer la manière de danser sur de la musique jazz/swing pendant les années 30-40, il dénomme aujourd'hui l'équivalent "danse sportive" du rock et se danse en 6 temps. Il est à noter que c'est sous ce nom de les danses swing sont arrivées en France via les GIs américains à la fin de la seconde guerre mondiale .
Le jive actuel fait partie des 5 danses latines de compétition aux côtés du cha-cha ou de la samba et a été codifié par des professeurs de danse anglais. La caractéristique essentielle du jive est le mouvement prononcé des hanches (caractéristique des latines de compétition) et la répartition des mouvements plus syncopée qu'en rock sur des 3/4 et des 1/4 de temps.
En compétition, le jive se danse sur rythme musical 4/4 à une vitesse comprise entre 44 et 46 MPM et est exécuté après toutes les autres latines alors que c'est de loin celle qui demande le plus de ressources physiques !
Bolero
Histoire
Le Boléro est une des dernières œuvres écrites par Maurice Ravel avant l'atteinte neurologique qui le condamna au silence. Les seules œuvres d’envergure qu’il a composées par la suite sont le Concerto pour la main gauche (1929–1930), le Concerto en sol majeur (1929–1931) et les trois chansons de Don Quichotte à Dulcinée (1932–1933).
Année faste pour la musique, 1928 vit aussi la naissance du Quatuor à cordes no 4 de Bartók, du Quatuor à cordes no 2 de Janáček, du Concerto pour clarinette de Nielsen, de la Symphonie no 3 de Prokofiev, des Variations pour orchestre de Schönberg, du Baiser de la fée et d'Apollon musagète de Stravinski.
Conception
L’histoire du Boléro remonte à 1927 alors que Ravel, dont la réputation dépassait déjà de loin les frontières de la France, venait d’achever sa Sonate pour violon et piano. Quelque temps avant de s’embarquer pour une tournée de concerts de quatre mois aux États-Unis et au Canada, il reçut de la danseuse russe Ida Rubinstein, son amie et mécène, la commande d'un « ballet de caractère espagnol » qu’elle comptait représenter avec sa troupe de ballets (Marnat 1986, p. 627). Enthousiasmé par cette idée, Ravel, qui n’avait plus composé pour le ballet depuis La Valse en 1919 et dont les derniers grands succès dans cet exercice remontaient à Ma Mère l'Oye et aux Valses nobles et sentimentales en 1912, envisagea d’abord, en accord avec sa collaboratrice, d’orchestrer six pièces extraites de la suite pour piano Iberia du compositeur espagnol Isaac Albéniz.[1] Mais de retour d’Amérique, alors qu'il avait commencé le travail (le ballet devait au départ s'appeler Fandango), il fut averti par son ami Joaquín Nin que les droits d’Iberia étaient la propriété exclusive d’Enrique Arbós, ancien disciple d’Albéniz. Pris au dépourvu, le compositeur pensa à contrecœur abandonner ce projet.
« Le ballet comme le scénario et la musique étaient couverts et protégés par un formidable réseau de traités, de signatures et de copyright invulnérables. Personne au monde – sauf ce cher Enrique Arbós – ne pouvait s'attaquer aux Iberia d'Albéniz. […] Ravel ne cachait plus son mécontentement : “Ma saison est fichue”, “Ces lois sont idiotes”, “J'ai besoin de travailler”, “Orchestrer les Iberia c'était un amusement pour moi”, “Qui est-ce donc cet Arbós ?”, “Et quoi dire à Ida ?... Elle sera furieuse…” et ainsi de suite toute la journée. J'ai rarement vu Ravel plus nerveux et plus contrarié. » (Joaquín Nin, 1938)[2]
Apprenant l’embarras du compositeur, Arbós proposa de lui céder gracieusement ses droits sur Iberia, mais Ravel avait alors changé de projet. Il lui était venu entre temps l’idée d’une œuvre expérimentale, de quelque chose de jamais encore tenté : « Pas de forme proprement dite, pas de développement, pas ou presque pas de modulation ; un thème genre Padilla, du rythme et de l'orchestre », écrivait-il à Nin durant l'été 1928.[3] Pour ce qui est du rythme, le fandango original semble avoir été assez vite remplacé par un boléro, autre danse traditionnelle andalouse que ses voyages en Espagne lui avaient fait connaître. La naissance de la mélodie a été rapportée par le confrère et ami de Ravel, Gustave Samazeuilh. En villégiature avec lui à Saint-Jean-de-Luz à l’été 1928, il raconta comment le compositeur, avant d’aller nager un matin, lui aurait joué un thème avec un seul doigt au piano en lui expliquant : « Madame Rubinstein me demande un ballet. Ne trouvez-vous pas que ce thème a de l’insistance ? Je vais essayer de le redire un bon nombre de fois, sans aucun développement, en graduant de mon mieux mon orchestre. Des fois que ça réussirait comme la Madelon… »[4]
Le Boléro fut composé de juillet à octobre 1928 et la dédicace alla à Ida Rubinstein. Ainsi fut conçue ce qui allait devenir l’œuvre la plus célèbre et la plus jouée du musicien, au point que les noms Boléro et Ravel seraient à tout jamais associés. Mais ce n’était pas l’effet attendu.
Premières auditions
Ida Rubinstein (1885-1960), danseuse et riche mécène russe, était une proche amie de Ravel. Inspiratrice du
Boléro, elle créa l'œuvre le 22 novembre 1928 et en reçut la prestigieuse dédicace. Portrait par
Valentin Serov.
Le Boléro fut créé le 22 novembre 1928 au théâtre national de l’Opéra sous la direction de Walther Straram, avec une chorégraphie de Bronislava Nijinska et dans des décors d’Alexandre Benois. Ida Rubinstein tenait le rôle d’une danseuse de flamenco dans une chorégraphie très sensuelle qui fit scandale. Le musicologue Henri de Curzon décrivit la première en ces termes :[5]
« Une posada, à peine éclairée. Le long des murs, dans l'ombre, des buveurs attablés, qui causent entre eux ; au centre, une grande table, sur laquelle la danseuse essaie un pas. Avec une certaine noblesse d'abord, ce pas s'affermit, répète un rythme… Les buveurs n'y prêtent aucune attention, mais, peu à peu, leurs oreilles se dressent, leurs yeux s'animent. Peu à peu, l'obsession du rythme les gagne ; ils se lèvent, ils s'approchent, ils entourent la table, ils s'enfièvrent autour de la danseuse... qui finit en apothéose. Nous étions un peu comme les buveurs, ce soir de novembre 1928. Nous ne saisissions pas d'abord le sens de la chose ; puis nous en avons compris l'esprit. »
La version orchestrale de l’œuvre fut créée le 11 janvier 1930 par les concerts Lamoureux sous la direction de Ravel lui-même[6] On rapporte que lors de la première orchestrale du Boléro, une dame cramponnée à son fauteuil s’écriait : « Au fou ! Au fou ! » À son frère lui racontant la scène, Ravel aurait dit : « Celle-là, elle a compris ! » (Marnat 1986, p. 634).
La diffusion de l’œuvre atteignit rapidement des proportions démesurées et Ravel en fut le premier étonné, lui qui espérait que son œuvre serait, au moins, « un morceau dont ne s’empareraient pas les concerts du dimanche » (Marnat 1986, p. 635). Les chefs d’orchestre, qui y voyaient un terrain de travail fertile en même temps qu’une source facile de gloire, s’emparèrent vite du Boléro et tentèrent, pour certains, d’y laisser leur empreinte. Tandis que Willem Mengelberg accélérait et ralentissait excessivement, le grand maestro italien Arturo Toscanini, pourtant très respecté de Ravel, prit la liberté d’exécuter l’œuvre deux fois plus vite que prescrit avec un accelerando final lors d’un concert donné en mai 1930 par l'orchestre philharmonique de New York. Ravel présent dans le public refusa de se lever pour aller lui serrer la main et s’expliqua avec lui dans les coulisses (Orenstein 1989, p. 568). Toscanini aurait poussé l’affront jusqu’à lui expliquer : « Vous ne comprenez rien à votre musique. C’était le seul moyen de la faire passer » (Marnat 1986, p. 636). Les deux hommes se réconcilièrent par la suite, mais il était entendu que Ravel ne transigerait pas sur l'exécution de son œuvre, si déroutante fût-elle :
« Je dois dire que le Boléro est rarement dirigé comme je pense qu'il devrait l'être. Mengelberg accélère et ralentit excessivement. Toscanini le dirige deux fois plus vite qu'il ne faut et élargit le mouvement à la fin, ce qui n'est indiqué nulle part. Non : le Boléro doit être exécuté à un tempo unique du début à la fin, dans le style plaintif et monotone des mélodies arabo-espagnoles. [...] Les virtuoses sont incorrigibles, plongés dans leurs rêveries comme si les compositeurs n'existaient pas. »
Jive
Jive is a dance style in 4/4 time that originated among African-Americans in the early 1940s. It is a lively and uninhibited variation of the Jitterbug, a form of Swing dance.
In Ballroom dancing, Jive is one of the five International Latin dances. In competition it is danced at a speed of 44 bars per minute, although in other cases this is reduced to between 32 and 40 bars per minute.
Many of its basic patterns are similar to these of the East Coast Swing with the major difference of highly syncopated rhythm of the Triple Steps (Chasses), which use straight eighths in ECS and hard swing in Jive.
History
Jive (or the correct term jitterbug jive) is named after a 30's Mickey Mouse cartoon where Mickey and Minnie danced a country style jitterbug. The name came from Jitterbugs being the dancers and Jive meaning fake or not right. But, the dance steps are actually derived originally from country dancing. The turns and overhead moves are a direct decendant of some very old English country dances where couples cross over in a diagonal. Jive actually has nothing to do with the Lindy Hop, Charleston or any other body lead dance of the time, this is due to the dance being hand lead rather than body lead as in all the other swing dances of the 30's and 40's. Real 30's jive dancing is very very smooth and with sliding footwork whereas later the footwork was not as smooth due to the dancers lifting their feet so as not to trip on rough floor boards or the local rough country entertainment establishments.[citation needed] American soldiers brought these dances to Europe around 1940, where they swiftly found a following among the young. After the war, the boogie became the dominant form for popular music. However, it was never far from criticism as a foreign, vulgar dance. The famous ballroom dancing guru, Alex Moore, said that he had "never seen anything uglier". English instructors developed the elegant and lively Jive, danced to slightly slower music. In 1968 it was adopted as the fifth Latin dance in International competitions.
Basic step
The basic step (Jive Basic) is a 8-step pattern.
Leader:
- Counts 1 2 - Rock step: left foot step back, right foot replace
- Counts 3 a4 - Chasse to the left
- Counts 5 a6 - Chasse to the right
The follower's steps are mirrored.
Modern Jive
Modern Jive, is a generic term sometimes called French Jive. It is a dance style that derives from Swing, Lindy Hop and Rock and Roll and others, the main innovation being to simplify the footwork. The style first developed in the 1980's at three London Based Clubs, 'Ceroc', 'Le Roc' and 'Cosmopolitan Jive'.
The term Modern Jive was originally coined in 1990 by Christine Keeble on a programme called 'How To Jive', designed to promulgate this new style of jive. At that time the dance was known variously as Ceroc, LeRoc or French Jive, although Ceroc was the original.
ince Ceroc had a trademark, Christine Keeble used the term 'modern jive' to encompass all of these names. The term 'modern jive' was adopted by various clubs as the dance spread out from its two earliest centres of London and Bristol and it later became accepted as a generic term for the dance. It is used by a large number of independent teachers across the UK and internationally. It is also used by many teaching organisations, though these companies still prefer to use their own branding.
In the UK, Modern Jive tends to be split into a wide number of classes and events, usually operating under independent or small groups of classes, each essentially teaching a similar style including:
While all these forms of dance have Swing and Rock-and-Roll moves in common, moves from many forms of dance including Salsa and Tango may be included, according to the specific style and even the particular dance teacher.
Similarly, identical dance moves often have different names in each style, and different signals to indicate the next move. For example the Lindy Hop Jockey is similar to the First Move Triple Steps in Modern Jive. Similarly the Man's Spin taught by Ceroc Enterprises is identical to the Man's Pass taught by TRDC. Despite this there is rarely a problem dancing with people who have been taught other styles, at least with the less advanced moves. Because of its eclectic nature there are hundreds of moves and variations that can be learnt.
Modern Jive is generally danced to music with four beats to the bar (4/4 or Common time), from latest chart hits to big band music and everything between, in a wide variety of tempos from slow to very fast. Some styles may concentrate on particular musical styles, such as swing.
Modern Jive does not require special clothes, though for both men and women, smooth soled (non-rubberised) shoes that are easy to turn/spin in are highly recommended.
Modern Jive is, like many Western partner dances, traditionally a male-led dance. Today, many female dancers also learn the lead role, even though only a few male dancers learn the follow role. The reasons for this are twofold: in most regions where Modern Jive is performed males tend to be less comfortable engaging in a partner dance with a member of the same sex, and female participants tend to outnumber male ones.